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La
socialisation
Le Parson Russell Terrier, comme tous les autres chiens,
doit être sociabilisé. Cette socialisation
commence dès la naissance par la mère qui
va apprendre au chiot à évoluer parmi ses
frères et surs et aussi avec les adultes et
se poursuit par le travail de léleveur. Puis
elle continue quand le chiot arrive chez vous. Dès
quil aura tous ses vaccins, emmener votre chiot dehors,
au marché, à la sortie des écoles,
dans une rue commerçante : il doit être habituer
à toutes les situations, aux bruits, aux voitures,
aux cris des enfants : il nen sera que plus équilibré
plus tard ! De même, si vous navez pas denfants,
à fortiori en bas-âge, nhésitez
pas à mettre votre chiot en contact régulier
avec des amis qui ont des enfants ou de la famille. Idem
pour la voiture, habituer votre chiot tout petit à
la voiture, notamment en Vari Kennel, il nen sera
que plus sage adulte.
La
propreté
C'est sans doute la première difficulté que
vous allez rencontrer dans l'éducation de votre chiot.
Il arrive chez vous à l'âge de deux ou trois
mois après un voyage souvent long, quelquefois pénible,
qui représente sa première expérience
solitaire loin de sa mère et du chenil de son enfance.
Il a le droit d'être complètement désorienté.
Et pourtant, s'il est bien né, en quelques minutes
il frétille de la queue, se précipite sur
toutes chaussures qui bougent dans la maison, se trouve
très vite chez lui et fait pipi sur le beau tapis
chinois du salon... Pour beaucoup de nouveaux propriétaires,
cette première expérience (et les futures)
risque d'être rébarbative et décourageante.
Pour les autres, déjà expérimentés
en la matière, et qui ont choisi de prendre un autre
chien, elle est banale et fait partie des petits inconvénients
du statut de propriétaire de chien.
Il
faut apprendre au chiot à faire « pipi »,
et le reste bien sûr, en dehors de la maison. Pour
cela, il faut lui créer des réflexes conditionnés
à des heures fixes, assez souvent au début
et deux à trois fois par jour plus tard. Si son éleveur
l'a déjà conditionné à faire
ses besoins sur des journaux étalés, il faut
continuer cette excellente habitude. Après un repas,
pensez à toujours sortir le chiot dont le remplissage
abdominal (souvent important) crée un besoin impérieux.
Si possible, l'environnement doit toujours être le
même (herbe, graviers).
Et
la nuit, doit-il se glisser sous votre couette ? En principe
: jamais ! Il doit apprendre la solitude nocturne dans une
pièce, toujours la même et de préférence
carrelée. Une excellente méthode consiste
à l'enfermer pour la nuit dans une Vari-Kennel. Très
vite, cette petite boîte devient « sa niche
» où il aime spontanément dormir dans
la journée, à l'abri de l'environnement familial.
L'apprentissage du Vari-Kennel est facile. Au début,
le chiot pleure... Ne cédez pas à la tentation
! En quelques nuits, il devient sage.
Plus tard, en voyage, dans la voiture, la Vari-Kennel vous
rend de grands services. Votre voiture reste propre et votre
Russell Terrier trépigne de joie en vous voyant embarquer
la boîte dans l'auto. Vous avez créé
un réflexe conditionné de ballade.
Chez
l'éleveur ou le propriétaire de plusieurs
chiens, le problème peut être différent.
Le chiot peut vivre avec sa mère plus longtemps,
même si elle est sevrée. Il peut très
vite avoir l'expérience du chenil où il n'a
pas la nécessité d'être propre. C'est
à ce moment qu'il faut commencer le conditionnement
à l'aide de journaux. Mais cela ne suffit pas ! Le
chiot, pour être sociabilisé, doit faire des
séjours à la maison comme son compagnon citadin.
Ceci est capital pour l'apprentissage de sa vie relationnelle
avec l'homme. Un chien qui reste confiné au chenil,
sans véritable contact affectif humain risque de
rester psychiquement handicapé.
Le
dressage
Il peut être que progressif et lent pendant toute
la croissance du chien. De cette façon, il s'effectue
facilement et sans accroc. Il n'est pas question de décréter
un beau matin qu'il faut commencer un « dressage »
parce que votre chien vous a désobéi la veille
!
Chez vous, le chien a très vite besoin, par atavisme,
de se situer socialement dans la hiérarchie de la
« meute » familiale :
Au chenil, les choses sont claires, le mâle
ou la femelle dominant lui apprend très vite la hiérarchie
de la meute, en particulier « à la gamelle
».
Dans le milieu familial, le risque est que tout le
monde ne parle pas le même langage et que les interdits
ne soient pas les mêmes pour tous.
Parlons
du langage
Il n'y a rien de plus ridicule que d'entendre une «
mémère à son chien-chien » faire
de longs discours à sa petite chose favorite. Le
chien bien entendu ne comprend rien et retient uniquement
l'intonation de la voix de sa maîtresse qui «
gronde » en élevant le ton ou qui « caresse
» en susurrant des mièvreries.
Le
vocabulaire doit être volontairement restreint, quelques
mots suffisent :
Viens ! pour appeler.
Assis ! pour demander
l'immobilité.
Derrière ! pour
le faire marcher derrière vous ou à côté.
Non ! pour stopper une
action immédiate (monter sur la table, sauter sur
un convive, lever la patte à la maison, etc. ).
Apporte ! pour vous
ramener un objet de jeu ou un gibier.
Aller ! pour l'envoyer
jouer ou pour commencer une action de quête de chasse.
Avec ces six mots, tout le dressage est possible.
Bien
sûr, vous pouvez en ajouter quelques-uns dont vous
avez l'habitude pour la joie, la colère ou la flatterie;
mais pas trop ! Avec ce langage simple, vous pouvez «
baliser » votre chien et mettre en place les «
interdits » qui vous semblent indispensables. Attention,
sous peine de « déboussoler » votre Jack
Russell et rendre le dressage difficile, le langage et les
interdits doivent impérativement être les mêmes
pour tout le cercle familial.
Les
interdits
À côtoyer beaucoup de Russell Terriers, on
s'aperçoit vite que s'ils sont souvent bien éduqués
certains sont de véritables « sales gosses
». Un chien bien élevé ne tire pas sur
sa laisse et reste calme en compagnie. Il est « dominé
» par le dressage de son maître. À l'inverse,
s'il n'a pas été bien éduqué,
tire sur sa laisse, trépigne, gémit, aboie
et rend la vie impossible à son propriétaire
qui avoue son impuissance en lui tenant des discours inutiles.
Le maître est dominé.
L'apprentissage
du langage
Viens ! Vous appelez le chien avec le « viens »
et vous restez immobile. C'est le chien qui doit se déplacer,
jamais le maître. Vous récompensez ensuite
votre compagnon avec une friandise et une caresse. L'apprentissage
est rapide. Attention : après une bêtise, il
ne faut jamais utiliser le « viens » pour l'appeler
afin de le gronder ou le corriger. Après une ou deux
expériences de cette nature, le chien n'obéit
plus à l'ordre viens !
Non
!
Il est prononcé dans l'action immédiate d'une
bêtise ou d'un interdit, jamais après ! Le
chien vit le présent. Une « engueulade »
ultérieure ne sert à rien. Elle est négative
et oblige le chien à la fuite ou au conflit. Toujours
dans l'action, le « non » peut être précédé
d'une tape sèche avec la main, sur une patte ou la
tête. Si l'interdit est commis trop loin de vous,
vous ne devez rien faire ! Quelquefois et toujours par surprise,
vous pouvez lui lancer des objets (verre d'eau, boîte
d'allumettes, graviers etc..) qui lui font stopper l'action.
Au chenil, le chien qui fait sa soumission à un autre,
stoppe immédiatement la colère de ce dernier
et assure sa survie. Faites de même ! Après
une faute sanctionnée, si le chien vous fait sa soumission,
calmez-vous immédiatement et flattez-le. Il ne sert
à rien de crier après le chien en prononçant
son nom d'un ton furieux. Son nom doit systématiquement
être associé à quelque chose d'agréable
qui doit le faire venir. Vous ne devez pas non plus le menacer
avec la main ou un objet. Si cela peut vous aider à
stopper votre colère, n'hésitez pas à
l'isoler ou à l'attacher loin de vous.
Assis
! Vous levez la main ou un doigt en prononçant
doucement « assis » et vous obligez le chien
à s'asseoir avec l'autre main, la première
restant tendue. Dès qu'il est assis, vous lui offrez
une récompense. La répétition de cette
leçon conduit le chien à la position assise
à l'ordre. Mais attention, pas d'énervement
! Les leçons doivent être très courtes
(une à deux minutes) et répétées
dans le temps (une par jour ou tous les deux jours).
Ne soyez jamais pressé ou impatient.
Derrière
! Il vous faut une petite barrière à
claire voie que vous trouverez dans votre jardin ou dans
un parc. Vous obligez votre Russell Terrier à rester
derrière la barrière que vous ouvrez et refermez.
Au début, l'ordre « derrière »
se donne en levant la main comme pour le « assis ».
Bien enregistré, ce réflexe est très
utile lorsque vous ouvrez la porte pour éviter que
le chien s'échappe ou se rue sur un visiteur.
D'une
façon générale, vous devez avoir à
l'esprit que le dressage s'obtient lentement, sans brutalité
et que c'est finalement l'amour du Russell Terrier pour
son maître qui le permet. Vous devez toujours récompenser
les progrès acquis et les bonnes actions par une
caresse ou une friandise. Il faut trouver des palliatifs
aux bêtises. Par exemple, le chiot qui mordille tout,
doit avoir sa balle ou son jouet que vous lui donnez immédiatement
après un « interdit » de mordillement,
etc.
Si
vous avez plusieurs chiens chez vous, il est très
important de surveiller vous-même leur comportement
« à la gamelle ». C'est là que
vous pouvez rapidement évaluer, leur bonne santé,
leur embonpoint, leur appétit, leur humeur. Sur une
portée de chiots, vous reconnaîtrez très
vite, les coléreux, les gais, les tristes, les timides,
les beaux, les moins beaux, etc. Lorsque votre dressage
est terminé et suffisant, il faudra « l'entretenir
» à la gamelle. Par exemple, vous obligez le
chien à manger à l'ordre. S'ils sont plusieurs,
les autres regardent le premier manger et attendent leur
tour... Si vous réussissez cela, ce qui est relativement
facile, vous avez réussi votre dressage et vous êtes
le dominant de la meute !
Un
point particulier du Russell Terrier surprend par rapport
aux autres races. Entre quatre et six mois, il y a une période
difficile où le chien va vous tester. Il était
jusqu'à présent docile, joueur, déjà
obéissant et un jour, c'est comme s'il avait tout
oublié, en particulier revenir à l'appel de
son nom ou de viens. Pendant cette période difficile,
soyez patient et calme et recommencez l'apprentissage du
« viens » avec douceur. Si vous avez du mal
à garder votre calme, arrêtez tout et recommencez
un mois plus tard.
Daprès
le site Internet Officiel du Club du Jack et du Parson Russell
Terrier
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