Le Parson Russell Terrier : caractère, éducation et standard


Caractère du Parson/Jack Russel Terrier

Le Jack Russell est un chien fier, hardi et énergique. Très fidèle et intelligent, sa première qualité est sa capacité au travail, suivie immédiatement par d'indéniables qualités de compagnon.

La personnalité unique du Russell est propre à en séduire plus d'un, mais il convient de faire remarquer que ce chien ne convient pas à tout le monde. La vie en ville, en appartement, ou dans un cadre paisible est peu adaptée aux penchants naturels du Russell. Tous ceux qui se sentent attirés par cette race doivent bien comprendre que ces petits chiens ont d'énormes besoins de mouvement et de compagnie humaine. Il est essentiel d'être en mesure de donner au Russell suffisamment d'exercices corporels, d'occasions de manifester sa brillante intelligence et de contacts humains. Ces chiens s'adaptent à n'importe quel environnement mais il ne faut jamais perdre de vue qu'ils ont été élevés avant tout comme chiens de chasse.

L'activité et l'exercice sont donc essentiels pour le Russell. Il ne faut cependant jamais le laisser courir seul en liberté, même dans les lieux les plus reculés. Il demeure avant tout un chien de chasse, et il saisira la première occasion pour creuser et partir en chasse, quelle que soit sa proie : aucune en effet ne semble lui faire peur.

Le Russell peut pourtant se révéler un animal domestique merveilleux pour toute la famille et il fait très bon ménage avec les enfants qui savent se comporter avec lui. Il ne faut cependant pas compter que le Russell, vu son instinct, se laisse monter comme un cheval. L'une des qualités les plus surprenantes du Russell est cependant son caractère affectueux et amical. Il est spécialement bien disposé à l'égard des petits enfants.

Si depuis tout temps, le terrier Russell est une race populaire en Angleterre, il commence aujourd'hui à faire de fervents disciples en Amérique et dans d'autres pays partout dans le monde.

La J.R.T.C.A. conseille à tous ceux qui s'intéressent à la race d'étudier préalablement soigneusement tous les aspects du Russell avant de décider si cette petite bête au caractère unique peut s'intégrer dans son style de vie. Le Russell est une race à part ; à tout moment il se montre positif, utile, intelligent ; son apparence est restée quasi inchangée, ceci, grâce aux éleveurs responsables qui ont eu la chance d'assurer sa descendance. Le but qui anime la J.R.T.C.A. est en premier lieu de permettre au Jack Russell de rester le merveilleux terrier actif qu'il n'a cessé d'être depuis plus de cent ans.

D’après un texte édité par le Club du Jack Russell Terrier.


Education du Parson/Jack Russel Terrier

La socialisation
Le Parson Russell Terrier, comme tous les autres chiens, doit être sociabilisé. Cette socialisation commence dès la naissance par la mère qui va apprendre au chiot à évoluer parmi ses frères et sœurs et aussi avec les adultes et se poursuit par le travail de l’éleveur. Puis elle continue quand le chiot arrive chez vous. Dès qu’il aura tous ses vaccins, emmener votre chiot dehors, au marché, à la sortie des écoles, dans une rue commerçante : il doit être habituer à toutes les situations, aux bruits, aux voitures, aux cris des enfants : il n’en sera que plus équilibré plus tard ! De même, si vous n’avez pas d’enfants, à fortiori en bas-âge, n’hésitez pas à mettre votre chiot en contact régulier avec des amis qui ont des enfants ou de la famille. Idem pour la voiture, habituer votre chiot tout petit à la voiture, notamment en Vari Kennel, il n’en sera que plus sage adulte.

La propreté
C'est sans doute la première difficulté que vous allez rencontrer dans l'éducation de votre chiot. Il arrive chez vous à l'âge de deux ou trois mois après un voyage souvent long, quelquefois pénible, qui représente sa première expérience solitaire loin de sa mère et du chenil de son enfance. Il a le droit d'être complètement désorienté.
Et pourtant, s'il est bien né, en quelques minutes il frétille de la queue, se précipite sur toutes chaussures qui bougent dans la maison, se trouve très vite chez lui et fait pipi sur le beau tapis chinois du salon... Pour beaucoup de nouveaux propriétaires, cette première expérience (et les futures) risque d'être rébarbative et décourageante. Pour les autres, déjà expérimentés en la matière, et qui ont choisi de prendre un autre chien, elle est banale et fait partie des petits inconvénients du statut de propriétaire de chien.

Il faut apprendre au chiot à faire « pipi », et le reste bien sûr, en dehors de la maison. Pour cela, il faut lui créer des réflexes conditionnés à des heures fixes, assez souvent au début et deux à trois fois par jour plus tard. Si son éleveur l'a déjà conditionné à faire ses besoins sur des journaux étalés, il faut continuer cette excellente habitude. Après un repas, pensez à toujours sortir le chiot dont le remplissage abdominal (souvent important) crée un besoin impérieux. Si possible, l'environnement doit toujours être le même (herbe, graviers).

Et la nuit, doit-il se glisser sous votre couette ? En principe : jamais ! Il doit apprendre la solitude nocturne dans une pièce, toujours la même et de préférence carrelée. Une excellente méthode consiste à l'enfermer pour la nuit dans une Vari-Kennel. Très vite, cette petite boîte devient « sa niche » où il aime spontanément dormir dans la journée, à l'abri de l'environnement familial. L'apprentissage du Vari-Kennel est facile. Au début, le chiot pleure... Ne cédez pas à la tentation ! En quelques nuits, il devient sage.
Plus tard, en voyage, dans la voiture, la Vari-Kennel vous rend de grands services. Votre voiture reste propre et votre Russell Terrier trépigne de joie en vous voyant embarquer la boîte dans l'auto. Vous avez créé un réflexe conditionné de ballade.

Chez l'éleveur ou le propriétaire de plusieurs chiens, le problème peut être différent. Le chiot peut vivre avec sa mère plus longtemps, même si elle est sevrée. Il peut très vite avoir l'expérience du chenil où il n'a pas la nécessité d'être propre. C'est à ce moment qu'il faut commencer le conditionnement à l'aide de journaux. Mais cela ne suffit pas ! Le chiot, pour être sociabilisé, doit faire des séjours à la maison comme son compagnon citadin. Ceci est capital pour l'apprentissage de sa vie relationnelle avec l'homme. Un chien qui reste confiné au chenil, sans véritable contact affectif humain risque de rester psychiquement handicapé.

Le dressage
Il peut être que progressif et lent pendant toute la croissance du chien. De cette façon, il s'effectue facilement et sans accroc. Il n'est pas question de décréter un beau matin qu'il faut commencer un « dressage » parce que votre chien vous a désobéi la veille !
Chez vous, le chien a très vite besoin, par atavisme, de se situer socialement dans la hiérarchie de la « meute » familiale :
– Au chenil, les choses sont claires, le mâle ou la femelle dominant lui apprend très vite la hiérarchie de la meute, en particulier « à la gamelle ».
– Dans le milieu familial, le risque est que tout le monde ne parle pas le même langage et que les interdits ne soient pas les mêmes pour tous.

Parlons du langage
Il n'y a rien de plus ridicule que d'entendre une « mémère à son chien-chien » faire de longs discours à sa petite chose favorite. Le chien bien entendu ne comprend rien et retient uniquement l'intonation de la voix de sa maîtresse qui « gronde » en élevant le ton ou qui « caresse » en susurrant des mièvreries.

Le vocabulaire doit être volontairement restreint, quelques mots suffisent :
– Viens ! pour appeler.
– Assis ! pour demander l'immobilité.
– Derrière ! pour le faire marcher derrière vous ou à côté.
– Non ! pour stopper une action immédiate (monter sur la table, sauter sur un convive, lever la patte à la maison, etc. ).
– Apporte ! pour vous ramener un objet de jeu ou un gibier.
– Aller ! pour l'envoyer jouer ou pour commencer une action de quête de chasse.
Avec ces six mots, tout le dressage est possible.

Bien sûr, vous pouvez en ajouter quelques-uns dont vous avez l'habitude pour la joie, la colère ou la flatterie; mais pas trop ! Avec ce langage simple, vous pouvez « baliser » votre chien et mettre en place les « interdits » qui vous semblent indispensables. Attention, sous peine de « déboussoler » votre Jack Russell et rendre le dressage difficile, le langage et les interdits doivent impérativement être les mêmes pour tout le cercle familial.

Les interdits
À côtoyer beaucoup de Russell Terriers, on s'aperçoit vite que s'ils sont souvent bien éduqués certains sont de véritables « sales gosses ». Un chien bien élevé ne tire pas sur sa laisse et reste calme en compagnie. Il est « dominé » par le dressage de son maître. À l'inverse, s'il n'a pas été bien éduqué, tire sur sa laisse, trépigne, gémit, aboie et rend la vie impossible à son propriétaire qui avoue son impuissance en lui tenant des discours inutiles. Le maître est dominé.

L'apprentissage du langage
Viens ! Vous appelez le chien avec le « viens » et vous restez immobile. C'est le chien qui doit se déplacer, jamais le maître. Vous récompensez ensuite votre compagnon avec une friandise et une caresse. L'apprentissage est rapide. Attention : après une bêtise, il ne faut jamais utiliser le « viens » pour l'appeler afin de le gronder ou le corriger. Après une ou deux expériences de cette nature, le chien n'obéit plus à l'ordre viens !

Non ! Il est prononcé dans l'action immédiate d'une bêtise ou d'un interdit, jamais après ! Le chien vit le présent. Une « engueulade » ultérieure ne sert à rien. Elle est négative et oblige le chien à la fuite ou au conflit. Toujours dans l'action, le « non » peut être précédé d'une tape sèche avec la main, sur une patte ou la tête. Si l'interdit est commis trop loin de vous, vous ne devez rien faire ! Quelquefois et toujours par surprise, vous pouvez lui lancer des objets (verre d'eau, boîte d'allumettes, graviers etc..) qui lui font stopper l'action. Au chenil, le chien qui fait sa soumission à un autre, stoppe immédiatement la colère de ce dernier et assure sa survie. Faites de même ! Après une faute sanctionnée, si le chien vous fait sa soumission, calmez-vous immédiatement et flattez-le. Il ne sert à rien de crier après le chien en prononçant son nom d'un ton furieux. Son nom doit systématiquement être associé à quelque chose d'agréable qui doit le faire venir. Vous ne devez pas non plus le menacer avec la main ou un objet. Si cela peut vous aider à stopper votre colère, n'hésitez pas à l'isoler ou à l'attacher loin de vous.

Assis ! Vous levez la main ou un doigt en prononçant doucement « assis » et vous obligez le chien à s'asseoir avec l'autre main, la première restant tendue. Dès qu'il est assis, vous lui offrez une récompense. La répétition de cette leçon conduit le chien à la position assise à l'ordre. Mais attention, pas d'énervement ! Les leçons doivent être très courtes (une à deux minutes) et répétées dans le temps (une par jour ou tous les deux jours).
Ne soyez jamais pressé ou impatient.

Derrière ! Il vous faut une petite barrière à claire voie que vous trouverez dans votre jardin ou dans un parc. Vous obligez votre Russell Terrier à rester derrière la barrière que vous ouvrez et refermez. Au début, l'ordre « derrière » se donne en levant la main comme pour le « assis ». Bien enregistré, ce réflexe est très utile lorsque vous ouvrez la porte pour éviter que le chien s'échappe ou se rue sur un visiteur.

D'une façon générale, vous devez avoir à l'esprit que le dressage s'obtient lentement, sans brutalité et que c'est finalement l'amour du Russell Terrier pour son maître qui le permet. Vous devez toujours récompenser les progrès acquis et les bonnes actions par une caresse ou une friandise. Il faut trouver des palliatifs aux bêtises. Par exemple, le chiot qui mordille tout, doit avoir sa balle ou son jouet que vous lui donnez immédiatement après un « interdit » de mordillement, etc.

Si vous avez plusieurs chiens chez vous, il est très important de surveiller vous-même leur comportement « à la gamelle ». C'est là que vous pouvez rapidement évaluer, leur bonne santé, leur embonpoint, leur appétit, leur humeur. Sur une portée de chiots, vous reconnaîtrez très vite, les coléreux, les gais, les tristes, les timides, les beaux, les moins beaux, etc. Lorsque votre dressage est terminé et suffisant, il faudra « l'entretenir » à la gamelle. Par exemple, vous obligez le chien à manger à l'ordre. S'ils sont plusieurs, les autres regardent le premier manger et attendent leur tour... Si vous réussissez cela, ce qui est relativement facile, vous avez réussi votre dressage et vous êtes le dominant de la meute !

Un point particulier du Russell Terrier surprend par rapport aux autres races. Entre quatre et six mois, il y a une période difficile où le chien va vous tester. Il était jusqu'à présent docile, joueur, déjà obéissant et un jour, c'est comme s'il avait tout oublié, en particulier revenir à l'appel de son nom ou de viens. Pendant cette période difficile, soyez patient et calme et recommencez l'apprentissage du « viens » avec douceur. Si vous avez du mal à garder votre calme, arrêtez tout et recommencez un mois plus tard.

D’après un texte édité par le Club du Jack Russell Terrier.


Standard du Terrier
du Révérend Russel (Parson Russel Terrier) - Groupe 3


Aspect général

Apte au travail, actif, agile, construit pour la vitesse et l'endurance. Donne une impression générale d'harmonie et de souplesse. Les cicatrices glorieuses sont acceptées.

Proportions
importantes

Bien proportionné. La longueur du corps est légèrement plus grande que la hauteur au garrot. La distance de la truffe au stop, est légèrement plus courte que celle du stop à l'occiput.

Caractère,
comportement

Essentiellement un terrier de travail que ses aptitudes et sa conformation destinent au déterrage et à la suite des chiens courants. Hardi et gentil.

Tête

* Crâne : plat, d'une largeur moyenne, allant en se rétrécissant graduellement vers les yeux.
* Stop : peu marqué.
* Truffe : noire.
* Mâchoires, dents : mâchoires puissantes et bien musclées. Articulé parfait, régulier et complet en ciseaux, c'est à dire que les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées bien d'équerre par rapport aux mâchoires.
* Yeux : en amande, assez enfoncés dans les orbites, de couleur sombre, expression pleine de vivacité.
* Oreilles : petites, en forme de « V », tombant vers l'avant, portées contre la tête. L'extrémité de l'oreille doit atteindre l'angle de l'œil. Le pli ne doit pas dépasser le sommet du crâne. Pavillon d'épaisseur moyenne.

Cou

Pur dans ses lignes, musclé, de bonne longueur, il va en s'élargissant progressivement vers les épaules.

Corps

Bien proportionné. La longueur du corps dépasse légèrement la hauteur du garrot au sol.

* Dos : solide et droit.
* Rein : légèrement arqué.
* Poitrine : modérément descendue sans dépasser le niveau du coude ; prise derrière les épaules deux mains de grandeur moyenne doivent pouvoir en faire le tour. Les côtes de sont pas trop cintrées.

Queue

La coutume est d'écourter la queue.

* Queue coupée : La longueur est en rapport avec celle du corps tout en étant suffisante pour offrir une bonne prise à la main qui la saisit. Forte, droite, attachée modérément haut; chez le chien en action, elle est portée bien relevée.
* Queue non coupée : De longueur moyenne et aussi droite que possible, elle participe à l'équilibre des formes. Épaisse à la base, elle s'amenuise vers l'extrémité. Attachée modérément haut, elle est portée bien relevée quand le chien est en action.

Membres

Membres antérieurs
Les antérieurs sont forts et doivent être d'aplomb, les articulations n'étant tournées ni en dedans ni en dehors.

* Épaules : longues et obliques, bien inclinées vers l'arrière, bien dégagées au garrot.
* Coudes : bien au corps, ils jouent librement sans être gênés par les côtes.

Membres postérieurs
Forts, musclés, bien coudés.

* Grassets : bien angulés.
* Jarrets : placés bas.
* Métatarses : parallèles donnant beaucoup d'impulsion.
* Pieds : Doigts serrés, coussinets résistants. Les pieds ne sont tournés ni en dedans ni en dehors.

Allures

Dégagées, vives et bien coordonnées ; les membres se portent droits devant et à l'avant comme à l'arrière.

Peau

Elle doit être épaisse et lâche.

Robe

* Poil : naturellement rêche, serré et dense, qu'il soit lisse ou dur. Le ventre et le dessous du chien sont munis de poils.
* Couleur : Entièrement blanc ou blanc prédominant avec des marques fauves, citron ou noires, ou toute combinaison de ces couleurs, de préférence limitées à la tête et/ou à la naissance de la queue.

Taille

On accepte 2 cm en plus ou en moins.

* Mâle : hauteur idéale au garrot 36 cm.
* Femelle : hauteur idéale au garrot 33 cm.

Défauts

Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

N.B. Les mâles doivent avoir deux testicules d'apparence normale complètement descendus dans le scrotum.


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